13 rue François Longaud, 31400 Toulouse · Lun–Sam 9h–21h07 56 98 16 07dieteticientoulouse@gmail.com
SOPK

SOPK renommé SMOP : ce que ce changement de nom veut dire

31 mai 2026 · 2 min de lecture

Le 12 mai 2026, au Congrès européen d’endocrinologie de Prague, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) a officiellement changé de nom. On parle désormais de SMOP, pour « syndrome métabolique ovarien polyendocrinien ». Une décision publiée dans la revue The Lancet, fruit de près de quatorze ans de travail réunissant plus de cinquante sociétés savantes et associations de patientes à travers le monde.

Pourquoi changer un nom vieux de près d’un siècle ?

L’appellation « ovaires polykystiques » date de 1935, et elle est trompeuse. Ce que l’on prenait pour des « kystes » n’en est pas : il s’agit en réalité d’une multitude de petits follicules (des ovocytes dont la maturation est incomplète). Pendant des décennies, ce malentendu a entretenu des diagnostics hasardeux et des prises en charge mal ciblées, centrées sur les ovaires alors que le syndrome concerne tout le corps.

Ce que raconte le nouveau nom

Chaque mot du SMOP a un sens :

  • Métabolique : on retrouve souvent au cœur du syndrome une résistance à l’insuline et des déséquilibres qui dépassent largement la sphère gynécologique.
  • Ovarien : les ovaires restent concernés, mais ils ne sont qu’une pièce du puzzle.
  • Polyendocrinien : plusieurs systèmes hormonaux s’entremêlent (excès d’androgènes, signaux du cerveau comme la LH et la GnRH, insuline) dans un cercle qui s’auto-entretient.

Le nouveau nom place enfin les vrais mécanismes de la maladie au premier plan, à la place d’une simple image d’échographie.

Une réalité bien plus fréquente qu’on ne le croit

Le SMOP touche environ une femme sur huit et reste la première cause d’infertilité féminine dans le monde. Il demeure pourtant largement sous-diagnostiqué et mal compris, d’où l’importance de ce changement de nom.

Et concrètement, pour vous ?

Rien ne change pour votre dossier : si vous avez été diagnostiquée « SOPK » avant le 12 mai 2026, le diagnostic reste valable, car le SMOP désigne exactement la même chose. Les deux termes vont d’ailleurs cohabiter le temps d’une transition, jusqu’en 2028.

Surtout, comprendre le SMOP comme un syndrome métabolique éclaire la prise en charge : l’alimentation et l’activité physique deviennent des leviers centraux, pour améliorer la sensibilité à l’insuline, réguler le cycle et apaiser les symptômes. Quel que soit le nom, SOPK ou SMOP, l’accompagnement reste le même : personnalisé, sans dogme, adapté à votre situation.

Besoin d'un accompagnement sur-mesure ?

Prenez rendez-vous, au cabinet à Toulouse ou en téléconsultation.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *